300 millions d’euros gaspillés chaque année : voici comment éviter de payer trop cher l’électricité

Chaque année, 300 millions d’euros s’évaporent des portefeuilles français à cause d’une mauvaise estimation de… la puissance du compteur électrique ! Quand le courant passe un peu trop fort côté facturation, voici comment empêcher votre argent de s’envoler par la prise.

Quand le compteur en fait trop : un luxe inutile

Sous-dimensionner votre compteur électrique et c’est la panique : les plombs sautent, et il faut jouer à l’électricien en herbe. Mais surdimensionner, en revanche ? C’est le calme plat, sauf sur la facture : des millions de Français paient un abonnement trop élevé pour une puissance dont personne n’a jamais vu la couleur chez eux. D’après Octopus Energy, plus d’un Français sur deux verse un tribut de trop à son fournisseur. Addition : plus de 300 millions d’euros qui s’envolent chaque année, uniquement pour des abonnements surdimensionnés, soit une vingtaine d’euros perdus en moyenne par foyer concerné. De quoi acheter pas mal de multiprises, non ?

Puissance de compteur : ce que vous payez (peut-être) dans le vide

Tout commence avec les fameux kVA, ou kilovoltampères. C’est l’unité qui mesure la puissance de votre compteur. Mais concrètement, choisir 12 kVA au lieu de 9, ça change quoi ? Selon Lancelot d’Hauthuille, directeur général d’Octopus Energy France, la différence mensuelle sur la facture est d’environ 3,40 €, soit 40,8 € par an. Cela représente une somme non-négligeable pour une simple ligne sur votre contrat… et autant d’euros malin à conserver.

Pour aider les consommateurs à s’y retrouver, Octopus Energy lance Opti’Compteur, un service censé vous aider à déterminer le niveau adapté à vos besoins. Bon, l’opération n’a rien d’altruiste : surveillez aussi votre boîte mail, votre contact enrichit leur fichier client ! Pour les plus motivés (ou les allergiques au démarchage), la méthode existe en version do it yourself, made in EDF. Il s’agit simplement d’additionner la puissance de tous les appareils susceptibles de fonctionner en même temps… Simple, non ? Disons… chronophage et casse-tête, selon votre tiroir à gadgets électriques.

6, 9, 12 : mais de combien avez-vous vraiment besoin ?

Le compteur Linky ajoute sa touche de modernité, mais n’impose aucune puissance : vous pouvez installer un compteur costaud (jusqu’à 36 kVA en triphasé), puis souscrire n’importe quel abonnement en dessous, selon vos besoins réels. Selon HelloWatt, il est conseillé de surdimensionner à l’installation « au cas où », puis d’ajuster l’abonnement.

EDF précise que 70 % des logements en France se contenteraient très bien d’un compteur 6 kVA. L’explication : beaucoup de foyers combinent fioul ou gaz + électricité dans leur consommation. Les véritables gouffres à kilowatts, ce sont :

  • Le chauffe-eau
  • Le chauffage électrique
  • Le four

Un foyer de quatre personnes avec tous ces équipements ne pourra tout utiliser en même temps qu’avec un compteur de 12 kVA… sinon, il faudra choisir : gratin ou douche chaude, il faudra trancher.

Écogestes, calcul et chasse aux factures gonflées

Revenir à la puissance idéale, c’est donc un geste plein de bon sens. EDF conseille de mettre en œuvre des écogestes très simples pour limiter votre besoin en puissance et, au passage, votre empreinte carbone. Par exemple, éteindre les appareils en veille : ces petites consommations invisibles pèsent sur la facture en toute discrétion. D’après l’ADEME, ce réflexe peut réduire jusqu’à 10 % votre consommation d’énergie.

En résumé, avant de laisser votre électricité faire gonfler la note « juste au cas où », mieux vaut calculer ce dont vous avez vraiment besoin. Pour cela :

  • Listez la puissance (en watts) de chacun de vos appareils électriques susceptibles de fonctionner simultanément.
  • Faites la somme.
  • Comparez avec l’offre la plus proche.

Pas de panique : si la manip’ vous donne mal au crâne ou que la calculette surchauffe, il y a toujours Opti’Compteur… ou une visite sur le site EDF qui explique comment s’y prendre — courage ! Avec cette démarche, dites adieu aux dépenses inutiles et bonjour au budget optimisé, sans compromis sur le confort.

Dernier conseil : s’il y a bien une facture qui n’a pas besoin de coup de jus, c’est celle de l’électricité ! Faites régulièrement le point sur votre abonnement, et gardez l’œil ouvert : moins on paie pour ce qu’on n’utilise pas, plus il reste pour ce que l’on aime — et là, tout le monde est gagnant.

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