“On n’avait jamais vu ça” : la batterie révolutionnaire créée avec une recette simple

Voici une découverte scientifique qui pourrait changer notre rapport à l’énergie, même si, soyons honnêtes, elle ne va pas (encore) nous permettre de jouer à Candy Crush toute la nuit ou de lancer une Tesla dans l’espace. Un laboratoire suisse a mis au point une batterie biodégradable qui se compose d’ingrédients basiques : de quoi dépoussiérer vos souvenirs de Physique-Chimie du lycée !

Des matériaux simples pour une invention surprenante

Depuis des années, l’Homme cherche à alimenter les petits objets électroniques du quotidien de façon plus durable. Oubliez la chasse au lithium et aux métaux rares : un laboratoire suisse vient tout juste de mettre au point une batterie dont les ingrédients feraient pâlir d’envie n’importe quel cuisinier minimaliste. Publiée dans la revue Scientific Reports, l’étude de Gustav Nyström et de son équipe de l’institut de recherche Empa semble presque insolite de par la simplicité de sa « recette ». Mais que l’on ne s’y trompe pas, il ne s’agit pas d’un héritage transmis de génération en génération autour d’un plat—juste d’une avancée qui pourrait inspirer la prochaine génération de batteries.

La batterie en question, entièrement biodégradable, ne se donne pas tout de suite pour mission de remplacer celle de nos smartphones, ordinateurs ou voitures électriques. Elle se destine avant tout aux tout petits appareils électroniques. Mais on n’a pas tous les jours une innovation qui fonctionne avec un mode d’emploi aussi clair qu’une recette de grand-mère.

Petit mais costaud (ou presque)

Pour rester honnête, ce prototype ne supportera pas (pour l’instant !) le poids de nos journées ultra-connectées. Parlons chiffres : cette batterie peut générer 150 microWatts par centimètre carré à 0,5 milliampère, avec une tension de 0,2 volt. C’est peu, on ne va pas se mentir !

Cependant, ces modestes performances pourraient changer la donne pour des usages bien ciblés :

  • Alimenter des dispositifs d’autodiagnostic pour les diabétiques
  • Maintenir en température des vaccins
  • Donner l’heure sur un petit réveil (on ne garantit pas le chant du coq…)

Pas de quoi faire tourner un lave-linge ou recharger un VTT électrique, mais ce n’est qu’un début !

Cuisine chimique : la recette de la batterie bio

Entrons dans le vif du sujet : comment fonctionne cette petite merveille ?

Tous les chimistes en herbe peuvent s’y retrouver. Tout commence avec une feuille imbibée de sel. Sur chaque extrémité, du fil recouvert de cire est posé. Vient alors l’étape digne d’un TP de collégien : dédier un côté à la cathode (contenant du graphite) et l’autre à l’anode (abritant du zinc). La liaison magique entre les deux ? Une troisième encre, composée d’un mélange graphite et noir de carbone.

  • Une feuille imprégnée de sel
  • Du fil encerclé de cire à chaque extrémité
  • Un côté cathode (graphite), un côté anode (zinc)
  • Liaison assurée par une encre graphite-noir de carbone

Mais ce n’est pas tout. Pour allumer tout ça : rien de plus simple que quelques gouttes d’eau. Cela entraîne la dissolution du sel, libère des ions chargés, provoque l’oxydation du zinc et enfin fait circuler les électrons. On vous l’avait dit, c’est presque poétique (ou du moins, c’est compatible avec le programme de Seconde).

Un travail de longue haleine, tout sauf jetable

Ce n’est pas d’hier que Gustav Nyström et son équipe œuvrent sur cet horizon : dix ans de recherche pour aboutir à cette solution, selon leur publication. L’intérêt principal ? Proposer une alternative biodégradable aux batteries actuelles, souvent gourmandes en lithium, cobalt ou aluminium, et loin d’être des modèles d’écologie.

Pour l’instant, cette petite batterie ne prétend pas rivaliser avec la puissance des objets électroniques modernes. Mais les chercheurs retroussent leurs manches – et croient dur comme fer qu’il est possible, petit à petit, de remplacer les puissantes, mais polluantes batteries classiques.

Conclusion : un petit pas pour la planète, un grand pas pour la chimie durable
Cette batterie révolutionnaire inaugurée par l’équipe de Gustav Nyström prouve qu’il n’est pas nécessaire de chercher midi à quatorze heures pour inventer : parfois, il suffit de revisiter des ingrédients simples pour un avenir plus vert. Si elle ne remplacera pas immédiatement nos super-batteries, elle ouvre en tout cas la voie à une réflexion passionnante sur l’énergie de demain.

En attendant que votre téléphone fonctionne avec trois gouttes d’eau salée, souvenez-vous : la prochaine fois que vous manipulez du graphite ou du zinc (ou que vous renversez votre sel), vous êtes peut-être à deux doigts de changer le monde !

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