La révolution solaire : des chercheurs annoncent des cellules photovoltaïques deux fois plus efficaces et nettement moins chères

La révolution solaire : quand la science s’invite sur les toits (et dans l’espace !)

C’est un refrain connu : les panneaux solaires envahissent les toits, habillent les fermes, tutoient les satellites… Mais si le soleil est (heureusement) gratuit, capter son énergie reste coûteux et, avouons-le, pas franchement écologique. Heureusement, un vent nouveau souffle du Nord… et il est chargé d’électrons d’espoir !

Panneaux solaires : la double peine écologique et financière

Que vous soyez un particulier rêvant de dompter le soleil ou un agriculteur lorgnant sa toiture, le constat est le même : l’installation d’un classique kit solaire flirte allègrement avec les 10 000€, tout en affichant un lourd passif environnemental (beaucoup de matériaux non renouvelables, peu de magie verte). Deux problèmes, deux nœuds à défaire pour que la transition énergétique ne soit pas qu’une jolie promesse.

Des chercheurs norvégiens à la rescousse : la nouvelle recette miracle

Des scientifiques de Norvège, pleins de ressources et manifestement insensibles au manque de soleil, viennent de publier une avancée prometteuse dans la revue ACS Photonics. Leur trouvaille ? Une cellule photovoltaïque qui fait grimper l’efficacité en flèche tout en faisant rimer production avec modération (au niveau des coûts comme des dommages sur la planète). Et la star de la recette ? Le nanofil d’arséniure de gallium.

  • Plus efficace : un rendement proche de 40 %, deux fois plus que la plupart des cellules en silicium actuelles.
  • Des coûts réduits : grâce à la méthode, il suffit d’une petite fraction d’arséniure de gallium pour chaque cellule, limitant la facture et l’impact écologique.
  • Une technologie hybride : des nanofils d’arséniure de gallium déposés sur une plateforme en silicium, pour conjuguer le meilleur des deux mondes !

Comme l’explique Anjan Mukherjee, doctorant et premier auteur de l’étude, le secret réside dans « la nanostructuration de l’arséniure de gallium, qui nous permet de n’utiliser qu’une petite fraction de l’arséniure de gallium normalement utilisé ».

L’arséniure de gallium est déjà connu pour faire des merveilles côté cellules photovoltaïques, grâce à son étonnante capacité à absorber la lumière et ses propriétés électriques particulièrement séduisantes. Problème : jusqu’à présent, les cellules qui l’utilisent étaient réservées aux tirelires les mieux garnies, tant le coût de production était élevé.

Un nanofil qui vaut de l’or (solaire)

La solution de l’équipe norvégienne ? Une structure précise de nanofils d’arséniure de gallium, déposés sur du silicium plus traditionnel. Exit la nécessité d’un substrat entier d’arséniure de gallium : on limite la quantité, on booste la performance. C’est ce qu’on appelle joindre l’efficace à l’agréable (et au portefeuille).

  • Grâce à cette nanostructuration, la cellule photovoltaïque est 10 fois plus efficace (à ne pas confondre avec le rendement absolu) que les structures traditionnelles, dixit le professeur Helge Weman, superviseur du projet.
  • L’élaboration passe par une méthode appelée épitaxie par jet moléculaire. Ce n’est pas franchement l’ami des productions XXL, mais il existe d’autres solutions – comme l’épitaxie en phase vapeur aux organométalliques – pour passer à l’échelle industrielle.

Et à la fin ? Une intégration des nanofils au sommet de cellules en silicium permettrait d’atteindre, tenez-vous bien, près de 40 % d’efficacité : un record à ce jour sur le marché classique.

Après la Terre… l’espace ?

Et les perspectives sont à la hauteur de nos rêves de science-fiction ! Après la commercialisation pour les particuliers et les pros, l’équipe vise rien de moins que les étoiles. Les chercheurs testent déjà l’ajout des nanofils sur des substrats en graphène à « deux dimensions » (littéralement une seule couche d’atomes). Cible : fabriquer des cellules solaires ultralégères et souples, qui pourraient bien alimenter les drones autonomes ou les microsatellites de demain.

Comme le résume Anjan Mukherjee, « cela pourrait offrir de belles opportunités pour produire des cellules photovoltaïques légères et flexibles, utilisables dans des drones automatisés ou des microsatellites ».

Conclusion : L’ère où l’on rêvait d’un solaire efficace, peu coûteux et respectueux de la planète ne semble plus relever de la science-fiction. Entre nanofils et innovations norvégiennes, la transition énergétique prend une tournure (presque) magique, prête à illuminer nos foyers… et pourquoi pas, nos satellites. Le soleil n’a qu’à bien se tenir !

Misschien vind je dit ook leuk in "Wat is er nieuw"

Partagez votre avis